Khatia Buniatishvili, une géorgienne à Paris

Elle aura trente ans en 2017, elle joue divinement bien du piano, elle n’a pas peur d’être elle-même. Pianiste d’exception, elle incarne pour moi le bonheur de jouer. Elle dégage joie de vivre et générosité. Libre-penseuse, elle est instinctive et terriblement vivante.

Je la soupçonne d’avoir été une enfant surdouée, pas seulement parce qu’elle a un don incontestable pour le piano, mais parce qu’elle est brillante et qu’elle a de l’humour. Elle parle au moins quatre langues. Les conventions, les préjugés lui passent au-dessus. Elle a un tempérament fougueux derrière lequel se laisse deviner un caractère hypersensible. Ni Dieu, ni maître, elle fait ce qu’elle veut (avec ses cheveux).

Khatia Buniatishvili, ce n’est donc pas seulement une grande pianiste, mais aussi une grande personnalité.

Je vous invite à l’écouter ici :

Et là, avec sa sœur Gvantsa :

Khatia fera sans doute une apparition (voire plusieurs) dans les tomes 6 ou 7 de ma série Les aventures trépidantes d’Igor-Frédéric, professeur de piano. Que se passera-t-il exactement? Je ne saurais vous le dire pour l’instant. Affaire à suivre.

Merci à Khatia d’exister!