Revue de presse et interviews

     Article paru dans Ouest France le 20 janvier 2021

        Article paru dans Ouest France, le 8 juillet 2020

Podcast « Spleendide » enregistré avec Thomas Pouteau, à Mayenne, en juin 2021


Jean-François Cadet a consacré l’une de ses émissions « Vous m’en direz des nouvelles » à Crimes de papier. L’émission a été diffusée sur RFI le 27 septembre 2012.


Johanna Sebrien (« Crimes de papier ») :  » La mémoire collective a besoin de se réconcilier avec ses fantômes. »

Propos recueillis par Didier Pasamonik, 7 septembre 2012

Comment ce livre est-il arrivé à L’An 2 ?

J’ai été au festival d’Angoulême en 2009 pour essayer de vendre ce projet aux éditeurs, entre autres. Avant de repartir, je me suis installée dans un café près de la gare et par chance, mon futur éditeur s’est assis à côté de moi. Nous avons commencé à discuter des romans graphiques que je venais d’acheter et puis je lui ai parlé de mon projet. Trois jours plus tard, je lui ai envoyé les dix premières pages du scénario. Il a tout de suite été intéressé. Il a ensuite fallu trouver un dessinateur, ce qui a pris une année environ. Après quelques essais graphiques, Thierry Groensteen nous a proposé de l’éditer.

C’est votre premier scénario de BD. Pourquoi ce sujet, L’Affaire Papon ?

J’avais rédigé un mémoire sur « Le Procès Papon et la mémoire française » pendant mes études à Sciences-po. Le sujet m’avait paru soulever des questions fondamentales et surtout d’actualité (sur le crime de masse, notamment). De plus, l’affaire Papon est symptomatique de la façon dont la France a tenté de digérer son passé, en le niant dans un premier temps pour finir par reconnaître la complicité du régime de Vichy dans la déportation des Juifs (discours de Chirac en 1995).

Pourquoi une BD, vous êtes une lectrice assidue de ce genre littéraire ?

J’ai lu beaucoup de BD enfant, puis j’avais complètement arrêté. C’est mon professeur d’Histoire de première qui m’a fait découvrir Maus, d’Art Spiegelman. Ça a été un choc car je ne pensais pas que la BD pouvait s’emparer de sujets aussi difficiles et aussi intimes. Je me suis donc intéressée de plus près au roman graphique, ayant toujours été sensible au dessin et surtout à la peinture. J’ai pensé cette histoire de façon très visuelle dès le départ, d’où l’idée d’en faire une BD. J’avais aussi envie qu’elle soit accessible à un public adolescent, dans le but de les sensibiliser à cette période de l’Histoire.

Vous avez dû tailler dans les faits pour obtenir une BD lisible…

Oui et c’était sans doute l’un des principaux défis de ce scénario. Rien que pour le procès, le rapport sténographique fait 2000 pages environ. Il a fallu sélectionner pour mettre en avant l’essentiel, sans renier la complexité des débats et des questions soulevées par soixante ans d’histoire française. J’espère y être parvenue.

Beaucoup d’ouvrages, même de BD, s’intéressent à la Shoah. Rien que cette année, deux ouvrages marquants : Deuxième Génération de Michel Kichka et L’Enfant cachée de Marc Lizano, Loïc Dauvillier & Greg Salsedo. Ce discours est-il plus que jamais nécessaire ?

Je ne crois pas qu’on puisse vivre avec avec un tel héritage sans se pencher un minimum sur tout ce que cette période a pu engendrer. On peut choisir d’oublier, de nier, mais comme le montre l’historien Henri Rousso, la mémoire collective a besoin de se réconcilier avec ses fantômes et cela passe par un travail de deuil, sans quoi le risque de répétition – même sous une autre forme- est réel. Je crois, comme Georges Bensoussan (dans « Auschwitz en héritage ? ») qu’il faut élaborer un discours politique sur la shoah, c’est à dire, un discours qui s’éloigne des images victimaires (même si elles ont fait partie du travail de reconstruction mémorielle) et s’interroge sur les fondements de notre modernité, celle qui a pu engendrer le meurtre de masse planifié. Non pas pour se lamenter, mais pour déceler si ces structures sont toujours présentes et empêcher qu’elles ne produisent de nouveaux crimes. Il le dit très clairement : «  Nos sociétés occidentales occultent les rouages potentiellement assassins qui sont les leurs, au premier rang desquels il faut citer les techniques de contrôle et de gestion des hommes ».

On ne peut pas tuer en masse sans une bureaucratie moderne. Elle engendre une division des tâches et des responsabilités qui permet à chacun de feindre d’ignorer le rôle du maillon qui le précède. Pourtant, tous concourent au même but. La plaidoirie de Michel Zaoui (citée en partie dans la BD), l’un des avocats des parties civiles du procès, est très éloquente à cet égard. L’histoire de la shoah doit nous rendre vigilants sur la potentielle réitération de ces « crimes de bureau ».

Dans Crimes de Papier, vous insistez beaucoup sur le distinguo entre responsabilité d’état et responsabilité personnelle dans le crime contre l’humanité…

La responsabilité de l’État a toujours été invoquée par les criminels de guerre pour se dédouaner. « Je n’ai fait qu’obéir aux ordres » est un leitmotiv qui fait froid dans le dos car il y a eu, dans l’exécution de ces crimes, une inversion des lois morales de l’État. Ce dernier n’est pas censé s’attaquer à tout ou partie de sa population. Hors, dans le crime de masse, c’est l’État qui planifie le meurtre collectif, mais pour cela, il a besoin d’exécutants. Comme dirait Hannah Arendt, « Seul un enfant obéit. Si un adulte « obéit », il cautionne en fait l’instance, l’autorité ou la loi qui réclament « obéissance », car sans ce soutien, sans cette obéissance, l’instance en question serait totalement démunie… » Il reste une marge de liberté, aussi infime soit-elle, même dans un contexte de guerre. Papon aurait pu démissionner, c’est d’ailleurs ce que lui a signifié le jury d’honneur qu’il avait constitué dans le but de l’absoudre au moment où l’affaire éclaté.

Il y a aussi la question de la définition du crime contre l’humanité. Tout n’avait pas été défini à Nuremberg ?

Les statuts du tribunal de Nuremberg ont clairement défini le crime contre l’humanité, mais les éléments constitutifs de cette définition sont stricts, à dessein. Je ne suis pas avocate ou juriste, mais en ayant lu les minutes du procès, j’ai compris à quel point il pouvait être difficile de remplir ces conditions légales. Les avocats du procès n’ont eu de cesse, par exemple, de démontrer que Papon connaissait le sort final des juifs déportés, car en droit français, « …est complice d’un crime ou d’un délit la personne qui, sciemment, par aide ou assistance, en a facilité la préparation ou la consommation. » (article 121.7 du CPP) Hors, il n’est pas évident de démontrer que les acteurs de l’époque savaient exactement ce qui se passait à l’Est, entre autres choses. Sans doute l’une des raisons qui ont fait que ce procès a duré six mois, le plus long de l’histoire judiciaire française.

L’Affaire Papon est un produit des années Mitterrand. Vous montrez qu’elle est utilisée pour faire « basculer le vote juif » vers la gauche. Or, Mitterrand, pour sa part, a une attitude un peu trouble vis-à-vis de Vichy, ses relations avec Bousquet, les fleurs sur la tombe de Pétain, etc. La politique a-t-elle joué son rôle dans ce procès ?

Le choix de faire éclater l’affaire Papon entre les deux tours de l’élection présidentielle de 1981 est forcément politique… Tous les livres traitant de l’affaire le suggèrent. Ensuite, la durée de la procédure (seize ans), particulièrement longue, peut faire penser à un mélange des genres. Le vice de forme de 1987 qui a permis de faire annuler la quasi-totalité des pièces du dossier d’instruction (alors que Papon allait être renvoyé devant la cour d’Assises) peut être interrogé, quand on sait les liens qui existaient entre certains membres du parquet de bordeaux de l’époque et des fonctionnaires du ministère de la justice qui connaissaient Papon pour avoir été dans le même gouvernement que lui. C’est suggéré dans la BD, on ne peut jamais avoir de preuves. Mais dans l’écriture de ces scènes, j’ai suivi de très près les travaux de certains historiens et cette hypothèse d’une immixtion du politique me paraît crédible.

Quels sont vos autres projets en BD ?

J’ai quelques projets en attente de dessinateurs. Mais je me concentre surtout sur mon premier roman que je suis en train de terminer, premier volet d’une trilogie d’anticipation inspirée d’Huxley et d’Orwell que j’espère voir bientôt publiée.

http://www.actuabd.com/Johanna-Sebrien-Crimes-de-papier


Propos recueillis par 20 minutes pour la sortie de « Crimes de papier », le 19 février 2013

1) Qui êtes-vous ? !
Je suis scénariste, musicienne, auteur-compositeur. Je suis passionnée par l’écriture, avec une forte envie de transmettre. D’où l’idée de publier un roman graphique sur un sujet difficile, mais accessible, je l’espère, au plus grand nombre.

2) Quel est le thème central de ce livre ?
Le livre explore la question de la responsabilité d’un haut-fonctionnaire français pendant la guerre, la difficulté de juger des crimes contre l’humanité, cinquante après les faits.

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
« Si c’était à refaire, je le referais », phrase prononcée par Papon avant son procès et qui montre à quel point il restera, toute sa vie, campé dans ses convictions – du moins, officiellement – tout en refusant d’assumer ses responsabilités.

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
Un nocturne de Chopin, (cf « Le pianiste » de Polanski). Pour moi, ces oeuvres incarnent le tragique sublimé, comme si même au coeur d’une des pires périodes de l’Histoire, l’espoir demeurait.

5) Qu’aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
Des points de vue, des idées, des découvertes, du rire, toutes ces choses qui nourrissent le coeur et l’esprit.

http://www.20minutes.fr/livres/1062427-20130219-crimes-papier-memoire-affaire-papon-johanna-sebrien-chez-actes-sud-arles-france


REVUE DE PRESSE

Crimes de papier, retour sur l’affaire Papon (Editions Actes Sud/L’an 2)

La BD a été mise à l’honneur pendant le festival d’Angoulême 2013 avec une exposition qui lui était consacrée aux archives départementales d’Angoulême. Quelques planches ont été exposées dans une autre exposition sur la justice au sein du médium BD, organisée au sein du palais de justice.

Nous avons eu le plaisir d’entendre Laurent Ruquier évoquer la parution de notre livre sur les ondes d’Europe 1. Avant cela, Jean-François Cadet nous avait invités dans son émission « Vous m’en direz des nouvelles », sur RFI, pour parler du livre.

France Info, qui décerne chaque année un prix de la BD d’actualité et de reportage, a sélectionné le livre pour l’obtention du prix. Nous avons fait partie de la dizaine de BD choisies.

Nous avons participé à d’autres festivals :  St Malo, Festival Bulles en Haut de Garonne. L’occasion d’échanger avec de nombreux lecteurs.

« Malgré la densité du sujet, le livre réussit le pari d’être riche et fluide à la fois. On imagine le dur travail de sélection des informations qu’a dû opérer la scénariste, Johanna Sebrien, auteure d’un mémoire en sciences politiques sur l’affaire Papon. Les allers-retours d’une époque à l’autre sont toujours pertinents, les extraits du procès bien choisis et la quête de vérité d’Arthur décrite de façon très épurée pour la rendre plus réaliste. Un scénario qui peut compter sur Jean-Baptiste Bertholom, dont le graphisme en noir et blanc, froid et presque photographique sied tout à fait au récit. »

Bodoï, http://www.bodoi.info/crimes-de-papier/

« Parfaitement documenté et minutieux – Johanna Sebrien a rédigé un mémoire sur le sujet – le récit n’en reste pas moins d’une grande lisibilité, tant la scénariste ne livre que l’essentiel, sans taire pour autant la complexité des débats. Une gageure ! Les moments clés, éclairants ou charnières, sont évoqués : arrestations de Juifs en Gironde en 1942, pourparlers secrets entre fonctionnaires français et allemands, procès Eichman à Jérusalem en 1961, procès de Papon, le plus long de l’histoire judiciaire française (procédures de 1983 à 1998). Quant à la romance évoluant en parallèle des faits historiques, elle fonctionne parfaitement tant l’émotion est pudique et retenue, juste et mesurée. (…) Un magnifique travail de Mémoire, plutôt rare en BD, à travers un sujet pas évident à traiter. Avec rigueur et émotion, voilà une quête de justice aussi instructive que bouleversante, qui nous immerge dans la partie la plus sombre de notre histoire. On termine la lecture la gorge nouée… Chapeau ! »

Planete BD,  http://www.planetebd.com/bd/actes-sud-bd-l-an-2/crimes-de-papier/retour-sur-l-affaire-papon/17277.html#serie

« La vertu de ce livre est avant tout pédagogique. « Démonter le mécanisme d’un crime collectif est une façon de renforcer la vigilance future », souligne la scénariste dont l’écriture, factuelle et sans pathos, répond au trait sobre et comme en apesanteur de Jean-Christophe B.»

Evene, repris par le Figaro, http://evene.lefigaro.fr/livres/livre/johanna-sebrien-jean-baptiste-bertholom-crimes-de-papier-1094118.php?critiques

« Relater l’affaire Maurice Papon de 1942 à 1997, telle est la gageure de cette bande dessinée. Les auteurs parviennent à mêler l’histoire individuelle d’Isabelle et d’Arthur à la grande Histoire. Pour autant, la grande intelligence de ce récit est de ne pas forcer sur le romanesque. Le sujet du livre reste Maurice Papon face à ses actes. Ceux-ci sont décrits de façon méthodique, et richement documentés. Certes, la bande dessinée n’échappe pas un certain didactisme, mais elle a l’immense mérite d’énoncer les faits, de les mettre en perspective et de rendre la complexité des arguments mis en jeu. »

Librairie  le cadran lunaire

« La lecture terminée, je suis restée sans voix : sujet difficile, complètement maitrisé et avec quel brio ! (…)La mise en scène est rigoureuse, basée sur des faits réels, étayée par le choix des séquences et des documents maintenant historiques du procès. Même pour un néophyte, la progression du récit est claire. Sacré travail d’analyse pour effectuer ce choix. le prologue : la fin du procès Papon en 2002 et puis par flash-backs, suivi de la carrière de cet important laquais de l’Etat et des exactions qui émaillent son parcours. »

Site Babelio, http://www.babelio.com/livres/Sebrien-Crimes-de-papier–Retour-sur-laffaire-Papon/415408#critiques_presse

Crimes de papier, dans la sélection du prix France Info 2013. Voir ici :

http://www.franceinfo.fr/livre/bd-bande-dessinee/le-prix-france-info-2013-de-la-bd-d-actualite-et-de-reportage-la-selection-851205-2013-01-13

D’autres retours :

http://www.nrblog.fr/casedepart/2012/09/11/retour-sur-laffaire-papon/

http://www.wmaker.net/fournoldavid/Crimes-de-papier-Retour-sur-l-affaire-Maurice-Papon_a1005.html

http://www.nvo.fr/article_archives.php?IDchapitre=1306&nbr=4

http://www.bodoi.info/comment-la-bd-sest-emparee-de-la-shoah/

Le Prix France Info de la BD d’actualité et de reportage 2013 

(Ce qui suit est un extrait de l’article qui a été publié sur le site de France Info le 20 janvier 2013 )

Dans  Crimes de papier : Retour sur l’affaire Papon, édité par Actes sud / l’An 2, Johanna Sebrien et Jean-Baptiste Bertholom remontent la chaîne de responsabilités et révèlent les enjeux de pouvoir qui ont conduit celui qui, en 1942, était Secrétaire général de la préfecture de Gironde à prendre une part active et décisive dans la déportation des juifs de son département.

Voir le lien : Sélection Prix France Info BD 2013


Ce qu’il reste de nous (ouvrage collectif sous la direction de Murielle Allouche, Editions Michel Lafon)

Le compte-rendu du Crif :

« Dans « Ce qu’il reste de nous », Murielle Allouche et Jean-Yves Masson rassemblent des lettres écrites par les derniers témoins – déportés juifs, résistants, tsiganes, enfants cachés –, mais aussi par leurs proches qu’ils soient leurs conjoints, leurs enfants ou petits-enfants. Certains n’en sont pas à leur premier témoignage, d’autres s’expriment pour la première fois.

A travers ces pages, ponctuées de dessins au fusain de Jean-Yves Masson rappelant le quotidien des camps aux côtés des portraits vivants des témoins, on découvre ces trente-deux lettres poignantes qui montrent à quel point le traumatisme de la Shoah a une portée incommensurable et quels ont été les impacts sur le reste de la famille des survivants. Les uns ont échappé à une mort certaine et ont dû reconstruire leur vie en partant de rien et les autres ont grandi et se sont construits une identité avec ce lourd héritage. Peut-on vivre normalement lorsqu’on est rescapé des camps ?

Dès les premières pages, l’angoisse submerge. Avec la « Prière aux vivants pour leur pardonner d’être vivants », écrite par Charlotte Delbo, ancienne résistante déportée à Auschwitz et dont Ida Grynspan rend hommage dans sa lettre adressée à sa petite-fille, le sentiment de culpabilité domine. La culpabilité d’avoir survécu est omniprésente et le sentiment de devoir à tout prix réussir sa vie en découle.

Les déportés font part de leur souffrance. « Avoir survécu dans les camps génère des angoisses, des névroses, des cauchemars dans la vie quotidienne ». A l’opposé, de l’amour et de la générosité émanent de ces hommes et femmes. Schlomo Selinger, déporté à Auschwitz, est devenu sculpteur. Ces œuvres sont basées sur l’amour et le judaïsme. Et malgré tout ce qu’il a vécu, il se dit optimiste et croit en l’Homme.

Tandis que les survivants racontent, la parole des enfants et des petits-enfants de déportés se libère. Comment grandir avec des parents survivants de la Shoah ? Que apprendre de leurs silences et leurs colères ? Comment réussir à se construire ? Pour beaucoup d’entre eux, il a été très difficile de vivre avec un proche qui a survécu à la Shoah. Leur vie a été marquée par ce lourd passé à tel point qu’il existe parfois un lien avec leur choix professionnel. Les blessures sont profondes et des sentiments refoulés refont surface. Comme l’écrit Johanna Sébrien, petite-fille de Jo Wajsblat – déporté à Auschwitz, il est sorti par miracle de la chambre à gaz alors que la porte venait d’être fermée : « Les déportés bénéficient de cette sorte d’immunité procurée par le statut de victime, qui fait que l’on se sent obligé de les excuser de tout ».

La transmission reste le point commun de tous les témoins. Transmettre l’histoire, faire connaître ce qui s’est passé afin que personne ne puisse oublier. Pour Marie Jo Chombart de Lauwe, résistante déportée à Ravensbrück, « c’est une leçon d’histoire. Et si nous l’omettons, les nouvelles générations manqueront de repères pour construire le XXIe siècle ». Certains des témoins dédicacent leurs lettres « à ceux qui viendront après ». « Derniers maillons de la chaîne, il faut que la mémoire perdure », note Jo Wajsblat qui multiplie les interventions lors de voyages scolaires à Auschwitz. Rami Selinger, fils de Schlomo Selinger, dit être « programmé pour tenir le flambeau de la mémoire ».

Au-delà de la transmission de la mémoire, l’histoire de la Shoah leur a fait prendre conscience du « devoir de vie » et du « prix de la vie ». Comme le souligne, Johanna Sébrien : « Il ne suffit pas de vivre. Il s’agit de prendre conscience de la valeur de l’existence, avec ses angoisses, ses peines et ses victoires. »

http://crif.org/fr/alireavoiraecouter/Ce-qu-il-reste-de-nous-Par-Murielle-Allouche-et-Jean-Yves-Masson4845


Les aventures trépidantes d’Igor-Frédéric (Editions Johanna Sebrien)

Pianiste Magazine (numéro 96 / janvier-février 2016) :

Participation au Festival Mort de Rire en Belgique 2017 :

« Je viens juste de le finir et je vous le conseille vivement. C’est drôle, un brin cruel et j’ai beaucoup ri en le lisant (…) Parfois, en lisant un livre, j’imagine le film qui pourrait en découler et ce roman me fait penser au film La vie est un long fleuve tranquille. » Pascale Weeks, rédactrice en chef de 750 grammes.

http://scally.typepad.com/cest_moi_qui_lai_fait/2014/05/lecture-du-week-end-les-aventures-trépidantes-digor-frédéric-professeur-de-piano-de-johanna-sebrien.html

« Ce livre s’adresse aux mélomanes, professeurs et musiciens, mais surtout à ceux qui ont besoin de rire et d’un peu de légèreté. » Le cahier du Pianiste.

https://lecahierdupianiste.com/2014/02/03/les-aventures-trepidantes-digor-frederic-professeur-de-piano/

« Très drôle, une bonne lecture en se reposant au soleil. »

Les lecteurs de fnac.com

On se marre

Ceci est un bouquin drôle, grinçant et efficace. Surtout, l’humour me fait penser à Terry Pratchett, alors on se marre et ça fait du bien.

Détente et rire assurés !

Nous retrouvons là un Igor-Frédéric encore plus attachant que dans le tome 1 ! Il arrive à embrasser le ridicule sans jamais solliciter de pitié… Ajoutez à cela un entourage délirant et une avalanche d’enchaînements plus drôles les uns que les autres, vous obtenez un roman que je recommande vivement. Je trouve l’évolution du personnage entre les tomes 1 et 2 assez intéressante.

Détente assurée !

Un bon deuxième roman à l’intrigue déjantée qui m’a valu plusieurs fous rires! Quel bonheur de voir l’évolution du personnage, qui, s’il reste malgré tout la risée du conservatoire (et du lecteur) prend du poil de la bête et s’affirme plus! 🙂 On attend le 3e avec impatience!!

Super sympa

Aussi bien que le premier, un bon moment de détente, vivement le tome 3.

Encore mieux que le premier

Une bonne dose d’humour tout au long de ce petit roman qui fait du bien.

Les lecteurs d’Amazon.fr

Piano et humour font bon ménage

Ce drôle de petit bouquin qui ne se prend pas au sérieux propose un mélange subtil d’humour et de dérision, sur fond de grands airs classiques créant un contraste saisissant avec le côté burlesque et parfois dérisoire (ridicule?) des personnages et des situations.

Un anti-héros tenant à la fois du Mozart et du Bidochon, qui se grandit lui-même au fil des pages. De là à dire que « Les aventures d’Igor Frédéric » est un roman d’apprentissage, n’allons pas jusque là!

Mais le style est efficace, l’humour prend, et on s’attache rapidement à ce microcosme dans lequel Igor-Frédéric évolue, nous donnant envie d’en savoir la suite!

Humour décapant

Dès les premières pages on est embarqué dans l univers complètement barge de ce prof de piano de province. On rit beaucoup on sourit aussi il y a de la poésie de l humour de là dérision bref on ne s ennuie jamais. Devrait être remboursé par la secu .j attendais le tome 4 avec impatience, le voilà. Bravo.

Prenant et drôle !

A la fin de chaque tome on n’a hâte du prochain.

Igor-Frederic est très attachant et les situations dans lesquelles il se met sont délirantes.

Détente garantie.

Rafraîchissant !

Une quête de Soi pleine d’humour et de dérision et un antihéros auquel je me suis attachée puisque je vais prochainement découvrir le tome 4.

Un bon moment

Livre très drôle, un bon moment de bonne humeur, ce lit rapidement et on a envie de connaître la suite.